Archive de la catégorie L'écume des saisons

De l’aube @ l’aube

Quel silence dans le ciel.
Poussières de particules.

Mouvement perpétuel des hommes et de la géographie.
L’horreur n’entraîne aucune complaisance pathologique.

Quand saurons nous un jour.
Quand saurons nous un jour.

   De l’aube @ l’aube
   diptyque  huile sur toile  195 x 260 cm  2011

L’orage d’été

De petites jambes molles
hachurent le vide
comme une volée
de portion de frites

Balancelles
un peu vieillies
les mains crispées
au corps de garde

Tourne  manège
la plage
l’été
en bord de la Baltique.

De la ronde des enfants criards
le temps n’a pas de prise.

L’orage d’été, huile sur toile 120 x 160 cm 2011.

Rennaissance.

Faire quelque chose,
à la hauteur de la terre.
Quelque chose.
Faire quelque chose.
Du noir de l’oeil
de l’ouragan
faire quelque chose.

Déchiré, brisé, hâché,
faire quelque chose 
de nos peurs glacées
la chair est molle,
énervée.
Faire quelque chose.

Des cendres, descendre
faire quelque chose.
Creuse.
Vas-y, creuse!

Venant de Verone


 

Le Bateau-usine.
diptyque, huile sur toile 160 x 240 cm, 2010.

 L’apparente finitude 1 .
 huile sur toile, 160 x 120 cm,  2010.

 L’apparente finitude 2.
 huile sur toile, 160 x 120 cm,  2010.

Jourani.
diptyque, huile sur toile,  50 x 115 cm, 2010.

L’été chaud.
huile sur toile, 130 x 162 cm 2010.

L’atelier en cet fin d’été 2010, un foutu bazar.
J’aurai tant aimé  voir Syracuse.

La lune montante était si pleine

La lune montante était si pleine
Et la vie devenue si fine.

Le ciel était lavé des pleurs noirs.
La robe posée en attente sur la chaise
avait l’éclat de la rose à peine éclose.

Du haut du baobab jaune,
merlan battait poulpe.

Au bal des poussières
les chevaux pliaient leurs ailes
pour jouer l’ivoire de leurs crocs.

La cigale débauchait la fourmi,
Musette s’évaporait sous le heurtoir
d’Acide Métal, la voix de son Maître.

Les petites demoiselles d’horreur,
rose comme cochon,
taquinaient à coeur le prince solitaire
et, de leurs flèches, attisaient son ardeur.

 

Les danses sauvages
faisaient la nique au vieux Chronos,
baoulabé na na naaabê!
bateau ivre, le plancher flottait.

Les paupières mi-closes
dessinaient deux petits
croissants de lune;
de la main relâchée
s’échappait l’étoile luminescente
d’un sceptre magique.

Non loin,
le cerf-volant tourmentait la fôret.

La lune montante était si pleine.
Et la vie devenue si fine.

huile sur toile,  2 x 130 x 162 cm  septembre 2008.

Mulengro

Ham alautre tchorele
nous sommes tous pauvres.
Bâches crevées,
tu rêvais
d’or et de lumière,
de corps sages
dégrafés,
de rives lointaines,
là où la langue est
d’une autre racine
d’une autre couleur.

Quel que soit l’horizon
le vent se joue
des illusions
et ne laisse entendre
derrière lui que
les pleurs orphelins
de nos solitudes
décharnées.

Jour de marché
L’accordéon
de son souffle
embrase
les coeurs potager.

Papillon de paille
dans un crâne de chien
canapé
de cuisses laiteuses
nappées
au jus de fruits rouges.

Ô fils abandonné.

Mulengro,
Huile sur toile, 130 x 162 cm, 2008.

De la pomme à la morsure.

 

Les années s’envolent.
De tes chagrins mouillés
ricane le diable de Tarente.

Fardées
de rose et de blanc,
les fleurs du pommier
découvrent
aux premiers émois
chauds du printemps,
frêles étamines.

Les années s’envolent.
Des chaleurs de tes nuits
exulte le malin.

Mon dieu,
que les hommes sont bêtes!
langue la Péricole.
Mais de l’épissure
viennent aussi
les premières blessures. Lire la suite de cet article »

Troubles atmosphériques

 

     

Pieds ancrés jambes fléchies bras pendulés
Sur sa peau aucune dédicace.

L’instant transcende le lieu paressé.

Mouvements lents et fluides,
parfois emprunts de certitudes distraites.

Manifeste d’avant la parole et d’avant la peur? Lire la suite de cet article »

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