Archive de l'auteur

Le jour des abeilles

Dimanche
premier du mois de mai 2012
c’est le jour des abeilles.

Deux têtes pour un fauteuil.
Suprême faux deuil.
Derrière les vieilles galeries
les poubelles ont le mal de mer.

L’effervescent tourne au vinaigre
quand la bière se porte mâle.
La camomille se voudra rancunière.

Dans l’attente Marianne
voilée jusqu’au soir 20 heures
trampoline sur une crêpe au sarrasin.

Au peuple
l’illusion d’être souverain.

Le jour des abeilles
huile sur toile, 162 x 130 cm 2012

La chambre d’écho

Craww - Craw !

C’est quoi la question?
Je ne sais plus au juste.
Est-ce que Satan l’habite?

Ché pas pas pas.

Monsieur Eddy est tranquille
la tête ailleurs.
Il était loin loin loin.
De l’autre côté du fleuve.

Chrétien ? Musulman ? Juif ?
La robe crochetée
l’aiguillon s’ ouvre aux tourments. 

Il y avait des chevaux sauvages
dans les embouteillages.

En Périgord,
l’anglais Marwin
prend son bain avec son chien
champagne millésimé en main.
 

A la station balnéaire
tu t’es pas fait prier.

Qiù sauve la Reine!
L’Afghan la fera sienne !

La nuit je mens effrontément,
Ô ! Mon sieur Bâ Shung !

L’Iguane ne fait plus rêver
Même en aumônière.
Les jouets se fatiguent du mou
Comme le mou de jouer.

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La chambre d’écho.
huile sur toile,  65 x 100 cm  2012.

Les duettistes

Je vois l’oeil qui voit mon oeil.
Tu es assis, OIM aussi.

Le ciel pleurait des larmes,
au quai de la nuit
skate un parapluie.

U. meurt
et cale
à braise. 

Penser nettoyer le ciel au karcher.

J’ai les doigts gras.
J’suis Mouët,
mais j’sens bon.

On s’en fout !!

Na, Schön Abend.

huile sur toile, 73 x 50 cm  2011.

ETHIOPIE - Les Peuples de la vallée de l’Omo.

Dans ces lointains confins, où le temps semble s’être arrêté, coexistent près d’une quarantaine de groupes ethniques, certains fort nombreux, d’autres réduits à quelques familles, certains établis sur d’immenses territoires où ils nomadisent avec leurs troupeaux, d’autres confinés dans quelques vallées isolées où ils subsistent de chasse et d’agriculture sur brûlis. C’est sans aucun doute dans le sud-ouest de l’Ethiopie, entre la haute vallée de l’Akobo et le delta de l’Omo, que se trouve l’une des plus prestigieuse concentration de ces peuples qui, à l’aube du XXIe siècle, continuent de donner l’impression de surgir tout droit des premiers matins du monde”.

Christian Bader
Extrait ” Les Guerriers Nus ” édité chez Payot 2002.

J’ai été autant fasciné que troublé par la lecture de cet ouvrage. Au point que nous avons pris le parti “d’aller voir”, tous les deux, ma compagne et moi. L’agence locale MonpaysTours siègeant à Addis-Ababa assurait la logistique avec attention et sympathie.
Merveilleux séjour, à la suite duquel j’ai concentré une sélection de mes dessins, réalisés à l’encre de Chine et aquarelles sur papier, dans cette édition publiée aujourd’hui chez Blurb.

http://fr.blurb.com/bookstore/detail/3003777

Edition de 108 pages,   couleurs  grand format  33 x 28 cm   couverture rigide illustrée

Je souhaite avoir le plaisir de partager avec vous vos sentiments. Peut-être aussi le désir, pour une poignée d’entre vous, de prendre la route vers cet autre horizon nomade.
Quant à nous, nous espérons vivement y retourner cette année.

Jacques Thomann

Ouètu

” A ma Maman chérie,
ma Maison, mon Papa,
mon frère Lulu,
et le Chat “.

Aux aiguilles de l’horloge
les grafittis de couleurs vives
ont perdu leur innocence.

De l’enfant, de l’adulte,
résonne encore l’écho
de nos vies ” chat-maillé “.

Siamois
y avait toi,
Ouètu ?

 

Ouètu,  huile sur toile 130 x 162 cm  2011

DESSINS 1992 - 2011

 

Livre photo Prestige
80 pages couleurs finition de couverture mate rigide.
Oeuvres sur papier 1992 - 2011 de Jacques THOMANN
Texte de Paul GUERIN
Traduction du texte français en anglais Vincent NASH
Photographies Jacques THOMANN

Ce recueil est lisible gratuitement sous,
http://www.photoways.com/creation/944507458

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DESSINS 1992 - 2011.

Avec ce recueil d’oeuvres sur papier faites au cours de ces vingt dernières années, Jacques Thomann nous donne accès à sa pratique du dessin qui loin de se limiter à une activité préparatoire ou ” parallèle ” à sa peinture constitue, dans l’exercice quotidien du regard et de la main, le champ où se formule et  se renouvelle le plus intime de sa pensée plastique.

C’est en effet sous le mode de séries d’oeuvres réunies sous le titre d’un voyage ou de l’exploration dans l’atelier d’un thème - bien plus que d’un motif - que s’approfondit une expérience et s’inventent des réponses aux questions que suscitent chez un artiste l’énigme silencieuse et permanente du visible.
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De l’aube @ l’aube

Quel silence dans le ciel.
Poussières de particules.

Mouvement perpétuel des hommes et de la géographie.
L’horreur n’entraîne aucune complaisance pathologique.

Quand saurons nous un jour.
Quand saurons nous un jour.

   De l’aube @ l’aube
   diptyque  huile sur toile  195 x 260 cm  2011

L’orage d’été

De petites jambes molles
hachurent le vide
comme une volée
de portion de frites

Balancelles
un peu vieillies
les mains crispées
au corps de garde

Tourne  manège
la plage
l’été
en bord de la Baltique.

De la ronde des enfants criards
le temps n’a pas de prise.

L’orage d’été, huile sur toile 120 x 160 cm 2011.

Le moineau et le papillon

l’indicible de l’atelier,

y a des jours de fâcherie où la toile essuie les humeurs du peintre comme celles d’un capitaine pris dans une tourmente marine portée à son paroxysme. 
Revers de jaune acide croisé de coup-droit, talochés de bleu de Prusse légèrement boisé de Véronèse et de sang, la lutte est brouillée d’immersions éperdues dans les miasmes souffrés d’une palette plus très claire.
Le vertige des lentes heures, désespérant.

La toile posée à la verticale sur le chevalet respire la moiteur des pluies tropicales. 
C’est la topographie d’une carte sans longitude ni latitude. Le dépôt pig-menteur joue du trouble et porte la lisibilité de l’écume à quelques vaisseaux fantômes. De grimaces aussi, grotesques. De pantins sans chair. 

D’une mâture étriquée de cent quatre vingt quinze par
quatre vingt dix sept centimètres j’augmente la voilure du double.
Le carré se met sous tension et prend le large avec une liberté retrouvée.
Des semaines plus tard,  la toile s’inscrit au champ du répertoire de l’atelier  sous  le titre,  “Le moineau et le papillon”.

 

   Le moineau et le papillon
   diptyque, huile sur toile  195 x 194 cm  2011.

Sardaigne & Provence

… Entendu, je prendrai mon parapluie.

Il va tomber des poissons du ciel comme s’il en pleuvait.
Des sardines, je pense.
Mais il y aura bien quelques maquereaux aussi..

Sardaigne. Les côtes Sud,  mai-juin 2011.

 

Provence, Sainte-Maxime juin 2011.

Revenu de Cagliari,
je repris la route quand, d’un malentendu, je tirai l’ échine par devers moi.
Mal m’en a pris et, des jours heureux, je dû compter moutons au ciel de la raison.
Je quittais, à regrets, mes amis Pasacale Christophe les enfants posés à Sainte-Maxime
pour remonter prudemment les neuf cents kilomètres qui me séparaient de “La Javanaise”.

Le golf de Saint-Tropez.

Régate, vu de la “Villa Folle Brise” à Sainte-Maxime.

Les heures chaudes, Sainte-Maxime.

Extrait du carnet de voyage “Sardaigne & Provence” 2011.
Vous pouvez parcourir l’ensemble du carnet en ouvrant l’URL suivante;
 http://www.photoways.com/creation/810459540

Le bonheur sera-t-il dans le pré?
Je vous le souhaite.