Archive pour mai 2008

Les Indes

Partir.
Se prolonger ailleurs.
Comme étirer son corps d’une nuit trop engourdie.

Mettre à jour,
les bruits de la rue, l’odeur, la lumière, une autre langue  qui font de cette escale le sentiment d’être - l’étranger,
s’adapter au climat, à la pression du nombre, au bruit assourdissant des agglomérations, à la nourriture.. 
perdre son temps, oublier son visage.

Se fondre dans cette différence et jeter sur le blanc du papier les premiers gribouillis compulsifs saisis grain par grain sur l’écran de leur solitude.
“..le vide plus un fragment de vie ramassée miette par miette” écrit Tahar Ben Jelloun à propos de l’écriture, dans le “Discours du chameau”.
L’image me séduit et je l’associe volontiers à la conception que j’ai du dessin.

Le dessin est à l’écriture ce que la fleur est à la branche du pommier.

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